Lonely? Really?

 Crédit:  @v__fns  / Logo de l'association AlAytaam

Crédit: @v__fns / Logo de l'association AlAytaam

In loving memory of Ali Banat... 


 


Seul(e)? Vraiment? Pensez-vous, dans votre pire moment de solitude, être vraiment seul(e)? Connaissons-nous la réelle solitude? Savons-nous ce que c’est que de naître de quelqu’un mais de n’être à personne? Je pense que ne pas avoir de famille, c’est comme être un arbre déraciné. On est sans attaches, dans un monde où tout le monde est rattaché à quelqu’un. J’imagine que d’être orphelin, c’est se sentir sans défense, même quand tout autour de vous vous protège. Regarder autour de soi dans une pièce pleine et se sentir seul est un sentiment que l’on a tous déjà connu dans notre vie. Mais regarder autour de notre globe entier et se savoir seul est un sentiment que, je l’espère, on ne connaitra jamais. La solitude, on peut la choisir, on peut la subir, mais on peut aussi l’éviter. L’orphelin lui, même s’il croulait sous les richesses, serait toujours privé d’un luxe que même l’argent ne lui achètera pas: le choix. Il est face à une fatalité qui nous est inconnue. Nous ne sommes pas seuls, et nous ne le serons probablement jamais. Mais avons-nous déjà pris le temps d’apprécier cela? Cette liberté que l’on a de choisir la solitude, puis de changer d’avis lorsque nous ne voulons plus être seul. Apprécions-nous que notre solitude n’en est pas réellement une car bien que seuls nous restons un arbre enraciné quelque part…?


Si nous ne ressentons pas de gratitude vis-à-vis de notre état, c’est que l’on a pas de point de comparaison au quotidien avec plus misérable que nous, et que la vie nous entraîne dans sa spirale égocentrique. Comment se sentir bien loti lorsque l’on a pas conscience de ce que vivent les autres? Lorsque l’on ne sait pas se mettre à la place des autres? On ne devient réellement reconnaissant et ne ressentons de la gratitude que lorsque la fatalité nous touche. Là et uniquement là apprécions-nous le cadeau que nous a fait la vie jusque là, et que nous n’avons pas su savourer à sa juste valeur. Notre santé, nos biens, notre famille. Nous pouvons tous naître sans, et tout peu aussi disparaître si l’on est né avec. Rien n’est acquis, et il nous sera toujours plus bénéfique de faire entrer la gratitude dans nos coeurs pour ce que l’on a, plutôt que pour ce que l’on a plus. A l'image de ces gens qui ont ouvert les yeux dans monde où la vraie solitude oppresse leur coeurs, ou de ceux qui ouvriront les yeux un beau matin sur un lit d'hôpital, et qui connaissent la réelle valeur des choses que nous offre ce monde, soyons reconnaissants. Soyons reconnaissants avant que nous touche ce qui forcera la gratitude. Ce n'est qu'un détail, mais je n'oublierai pas le 24 décembre 2016 où j'ai cru avoir perdu l'usage de mon annulaire droit, certains s’en rappellent peut-être. Se voir diminué de l’usage d’un doigt aussi insignifiant dans notre conscience s’est avéré être bien plus handicapant que je ne l’aurai jamais cru. Je ne pouvais ni tenir un stylo, ni attacher mes cheveux, ni épingler mon voile. Et j’étais alors bien reconnaissante, moi qui ne suis pas orpheline, d’avoir une mère à mes côtés pour m’assister au quotidien. Au delà de ça, cet incident a déclaré en moi ce soir-là une panique sans nom. Paniquée à l’idée que je ne puisse plus jamais dessiner, ni vous tatouer, ni créer… J’étais persuadée d’avoir perdu définitivement l’usage complet de ma main, si persuadée que j’ai refusé de me soigner pour ne pas être immobilisée et forcer mon doigt à coopérer. Il a coopéré, mais j’en garde des séquelles probablement irréversibles. Un doigt. Un tout petit doigt. Pour lequel je n’étais pas reconnaissante jusque là. Il y a bien trop de choses pour lesquelles nous ne sommes pas reconnaissants  « jusqu’à ce que (…)».


Il y a des choses qui sont essentielles à notre bien-être et notre sérénité dans la vie. Ces choses-là je le répète trouvent leur fondement dans nos familles, nos biens, et notre santé. Nous aurons probablement toujours quelqu'un pour nous aider à traverser une crise dans nos biens ou notre santé, ne serait-ce que par leur soutien moral, et cela, parce que nous avons probablement tous une famille. Qu'en est-il de celui qui en plus d'être amputé d'une partie de soi-même, est amputé d'une partie ou de l'intégralité de ses biens, et/ou d'une partie de l'intégralité de sa santé? D'où viendra son aide et son soutien si ce n'est de nous? Vers qui peut-il se tourner pour trouver une attache sans faille si ce n'est Dieu? Nous ne pourrons jamais changer ce qu'il y a dans le coeur d'un orphelin comme douleur. Mais nous pouvons changer le reste. Soyons reconnaissants, méditons dès maintenant sur les privilèges que la vie nous a accordé, et mettons-les au service des orphelins, et ceux dans le besoin. Soyons reconnaissants avant que la vie nous force à l’être.

 

 

Je veux aujourd'hui vous parler d'AlAytaam ("les orphelins", en arabe). Une association crée par @v__fns dans le but de récolter de l'argent redistribué sous forme de vêtements, cadeaux, fournitures scolaires, et nourritures à des orphelins. S'il y a bien des gens sur cette terre à qui l'on doit TOUT donner de nous-même, ce sont les orphelins. Nos prières, notre bienveillance, nos vêtements, notre temps, notre nourriture, notre savoir, nos caresses, nos sourire, notre argent... Beaucoup se souviennent et me reparlent de mon projet Camila en 2016 qui n'a jamais abouti par crainte de voir un argent donné avec le coeur s'envoler dans les poches d'une personne sans scrupules. La traçabilité de vos dons est primordiale pour moi. Si je ne peux pas savoir où est votre argent une fois que je l'ai donné en votre nom, alors je ne veux pas que vous me le donniez en premier lieu, et ce même si l'on agissait pour la cause la plus noble au monde. Avec AlAytaam, zéro intermédiaire, hormis moi. Je récolte les fonds, les transmet à @v__fns, et elle part les remettre en main propre, sur place, à qui en a besoin. 

Sa première opération s'est déroulée en Mars 2018 en Egypte à Hurghada, où elle s'est déplacé avec le directeur d'un orphelinat pour acheter des fournitures scolaires et vêtements pour ses orphelins, lui a remit une part de don en espèce, et a également visité une famille d'orphelins de père dans un quartier défavorisé de la ville. Vous trouverez plus de détails sur son association et cette première opération sur son site

Cet été, elle s'envole pour le Laos, la Thaïlande, l'Indonésie et la Malaisie. S'en suivront en Décembre la Tanzanie et le Kenya. Et en 2019, et je prie pour que Dieu me permette de boucler la boucle en beauté, l'Amérique Latine, où j'espère pouvoir l'accompagner pour mener à bien mon projet Camila. 

 

 

Je crée donc un Fond de Solidarité où les dons pourront être reçus toute l'année, pour soutenir les actions en cours ou à venir. Je ferai mon possible pour toujours vous proposer quelque chose en retour pour votre don, car bien que ce ne soit pas une nécessitée je suis consciente que cela peut en encourager à donner et surtout, surtout, j'estime que si vous donnez de ce que vous aimez, à moi aussi de vous donner de ce que j'aime; mon art.

Cette semaine, je vous propose une oeuvre autour du sujet que nous venons d'aborder, la reconnaissance et la gratitude (« shukr »). C'est un fichier PDF à télécharger et imprimer. Il va de soi que cette oeuvre vous est proposée pour un usage non commercial et qu'elle est interdite à la reproduction. Libre à vous de l'offrir, pour encourager vos proches à ne jamais oublier de sourire, de le garder pour vous comme rappel, ou même les deux. Dans tout les cas, j'espère que ces mots sauront vous pousser à méditer sur tout les bienfaits de votre vie, et à les partager en conséquences. .

 
 
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Chaque semaine du mois de Ramadan vous sera proposée une oeuvre différente. Je compte sur vous pour donner avec le sourire, et avec gratitude. Et surtout n'oubliez pas, l'argent c'est dans la poche, pas dans le coeur.

 

With love, a smile, and gratitude,

Samia.